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Mises à jour

Yasmine Article 25/07/2008

Pourquoi rater l'absence de tes frivoles mensonges?

Toujours statue inerte errant dans les allées,

Levée de la fumée de son défi masqué,

Criant la voix muette, au corps touché de perte.

 

La nuit parfaite me t'a rêvé enfant

Jouant de la poupée, les bras tendus: maman!

Du papier volant, miettes d'amour géant

"Maman, viens voir l'étoile! Et là, c'est quoi, maman?

 

"La lune, Yasmine, qui soigne ton sommeil

Et l'ange gardien, jouant de la lumière,

Veillant au feu de tes yeux ardents

Qui cachent ce secret de mes silences d'antan."

 

T'es devenue pétrie, comme marbre vénéré,

Voulant de ta caresse, du goût de ta jeunesse,

Des bras sinistres, nés de blessures charmées,

Le feu des yeux, Yasmine, me gardent le secret.

 

Luce

Tags associés : Yasmine

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Le Vendredi 25 Juillet 2008Poster un commentaire

Ce soir je bois pour nous, je vide l'amertume.

Tes mains touchant le noir, dessinent ma figure:

Visage parfait et humble odeur du crépuscule.

Va t'en et t'e va pas! Je crie au taciturne.

 

Et prise entre l'odeur tiède de ta vengence,

Au rythme placide du boléro et perte de ma chance,

Je tourne et cherche le cercle de tes amères promesses:

Va t'en et t'en va pas, bourreau de ma tendresse!

 

S'écoule dans ton sang la touche de mon portrait,

Les doigts de rage glacée, emporte tes souhaits,

Coulée dans ta mémoire, te hante ma détresse.

Je blâme ta solitude et paie en or ton geste!

 

Luce

Tags associés : Bolero

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Le Jeudi 24 Juillet 2008Poster un commentaire

Gratuit le billet à mon bonheur
Prenez place, les amants de ma douleur.
Enlevez les habits et le masque sur mon corps,
J'suis à vous, aimez-moi, n'ayez pas peur!

Sans amour, tout est mort dans mon sort,
Je vous donne mon visage, vous laissant entre mes reins.
Sauvez-moi de cette vie, sauvez la Marie Madeleine;
Que j'oublie, que je tue, cette présence maudite, vilaine!

Frappez fort à la porte de ma fraîcheur!
Prenez place dans ce lit, prenez tout et mon sort!
Ecoutez, vous amants, tous pantins entre mes mains:
Je vous laisse, vous le permets: enlevez-moi du destin!

Tags associés : Marie, madeleine

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Le Jeudi 24 Juillet 2008Poster un commentaire

Tags associés : Feel

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Le Samedi 19 Juillet 2008Poster un commentaire

 

Et les souhaits deviendront réalité, tout comme le soleil reviendra dans ta rue. Il est là, chaque matin, te souriant: rusé, tout puissant, voulant de ton sourire au coin de bouche et ta marche sautant vers la lumière.

Le sens de tous les hazards de sa vie, comme on l'appelait, Special K., surgira lui-aussi et fera un tout avec le soleil.
Dès petite, elle adorait faire la grasse matinée et ses matins devenaient cauchemars quand elle se levait du lit. Elle ne regardait point aux alentours, n'entendait rien, ne voyait, ni mengeait son plat de devant, elle sentait l'odeur noble du café, comme elle l'adorait! Elle leva la tasse, sa mère lui parlait. Et elle goutait le café avec une passion folle. Elle savait ce que maman allait dire:

- K., tu ne partiras pas ce matin en chaussettes ou bien avec le T-short à l'envers, comme hier. Merde, K., passe un peu la brosse dans les cheveux! Tu ne te regardes jamais!

- Oui...

- Tu te rappelles hier, tu as dû rebrousser chemin. Ecoute-la, s'habiller à l'envers...Tu va  vivre toute ta vie comme ça: à l'envers, toujours étourdie. Et tu bois de ce café, depuis combien de temps?

- Encore un...

Et elle mettait la tête sur la table priant sa mère, tout en balbutiant, de la laisser s'assoupir encore un peu:

- Je t'en prie, encore un instant maman, pour que je puisse me révéiller pour de vrai... Je m'en vais ensuite, c'est promis!

Elle s'endormait tout d'un coup et se rêvait dans la rue. Elle courait pour attrapper le bus, cette fille ne se démentait jamais. Le sac lui trainant sur les talons, la jaquette dans les mains, les lacets des chaussures déchirés.

- Bon Dieu, j'ai oublié de me passer la brosse dans les cheveux. Mais nous n'avons pas de telle brosse chez nous...

Et elle courait. Elle attrappait le bus mais elle n'arrivait pas à y monter. Elle sera de nouveau en retard, entrera sans haleine, les joues en feu. Elle fera ses excuses matinales et attendra la question:

- Pas de révéiller ce matin, non plus? Va à ta place!

- Cela n'arrivera plus.

- Je le sais.

- Merci.

Il faisait tellement chaud dans la classe; elle sentait de nouveau l'odeur du café. Et le T-shirt, toujours à l'envers. On lui faisait des signes, ses copines s'en moquaient. Comment se faisait-il que la classe devint un coin intime et aimant? Elle regarda ses pieds; les chaussures étaient à leur place. Elle voyait une forte lumière et entendait du bruit. Des gens se donnant des couds, regardaient bouche bée dans la rue. Une femme, en noir, pleurait. Et le soleil brûlait comme jamais.

- Je ne pourrais jamais lui parler.

- K.! K.! Révéille-toi!

Elle trésaillit et fit de grands yeux, effarouchée. Elle ne bougeait plus, ni savait si elle respirait encore.

- J'en ai assez! Que ta mère vienne me chercher demain à l'école!

- S'il vous plaît, moi...

- Je lui téléphonerai ce soir. C'est suffisant! Et maintenant va au bain, tu es troublée. Peut-être tu passeras la brosse dans les cheveux. Quelle fille en désordre! Et...K.! Le T-shirt! K.!

Elle était déjà dehors. Les larmes coulaient, mais K. sentait seulement comme elles lui lavaient le visage et lui enlevaient ce sommeil abominable. Le miroir du bain des filles n'était qu'un tesson. Elle regarda ses yeux grands et sombres. Les yeux les plus profonds et vénimeux! Elle laissa ses cheveux tomber sur les épaules et renversa la tête, puis revint se regardant dans le miroir des filles.

- Quelle est cette obsession de la brosse?

Et elle sortit, prenant soin d'attacher les lacets des chaussures. Mais le T-shirt, elle avait oublié le T-shirt. Les mecs la regardaient attentivement et ses copines lui en voulaient.

K. pouvait te provoquer une obsession. Sa beauté était démoniaque et quand elle marchait, pour peu de fois, car dans la plupart elle courait, c'était comme si elle flottait sur le brouillard. Et maintenant, les cheveux sur les épaules, elle semblait charmée. Pour cela on l'appelait Special K. Personne ne savait  pour de vrai la raison. Elle, si.

Il était venu dans son sommeil quand elle avait 16 ans. Au moins c'était ce qu'elle croyait; qu'elle dormait. Il l'appelait mais on n'entendait qu'un soupir. Elle sentit la caresse sur les cheveux. Ensuite tout devint froid; le toucher descendait sur le cou et les épaules. Seulement sa respiration livide lui hurlait dans l'oreille:

- Je t'aime, K.!

Elle ne pouvait pas bouger et voulait le voir, lui répondre. Elle ouvrit les yeux:

- Toi? Mais, pourquoi?

- Je t'aime, K.!

Dès lors, ses nuits étaient à lui. Elle s'endormait seulement à l'aube. Et alors elle devait se révéiller. Et lui, il ne faisait que la caresser et lui embrasser le corps. Elle était à lui et ne le craignait pas. Elle lui répondait faisant de grands yeux, soupirant et désirant le toucher. Mais il lui était impossible. Ses doigts devenaient morts et son corps s'entêtait et ne l'écoutait plus. Le sang glaçait, la peau en spasmes languissait. Elle savait son odeur qu'il laissait en rentrant chez elle et quand il la quittait à l'aube, dessinant des ombres sur les murs; et elle, les mains vers le vide ténébreux, l'appelant:

- Cette odeur sera ma perte et le délire ma vérité! Je m'offre et je te blâme! Si je voyais pour une fois seule ton visage, je saurais ce que je hais. Ma perte...

Elle laissa les bras tomber et ne se révéilla plus, comme d'habitude, toujours dormant. Le café l'attendait et maman lui avait acheté de brosse. Elle avait été aussi à l'école ayant promis que sa fille ne s'endormirait plus et qu'elle serait toujours ponctuelle.

- J'y ferai attention, moi-même, madame, je vous le promets.

Son lit était lisse. K., les cheveux en désordre, semblait dormir.

- K.! Il est temps, ma fille! K.!

Elle avait le sourire le plus froid. Sa mère n'osait approcher du lit. Elle regardait le vide. Le soleil se levait et chauffait la fenêtre. Le corps nude la rendait plus charmée et effrayante que jamais, les doigts sur les cuisses faisaient semblant de caresser d'autres traces de doigts. K. souriait au coin de la bouche, tout comme il l'adorait, dès qu'il l'avait aperçue un matin. Et sa marche sautant vers la lumière...

- Je blâme notre union et la chimère que tu as fait de moi!

- K.! J'ai promis que tu seras à temps..K.!

Luce

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Le Samedi 19 Juillet 2008Poster un commentaire
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